Haïti demeure au centre des discussions concernant le football au sein de la CONCACAF. Sur les terrains, les talents haïtiens montrent qu’un autre visage du pays est possible. Cependant, derrière ces performances se cache une réalité beaucoup moins glorieuse : où sont les structures chargées de préparer la relève ? De nos jours, la sélection A de football repose sur des joueurs ayant été formés à l’étranger, en particulier dans la diaspora.
Dans le même temps, en Haïti, certains parents paient des frais exorbitants pour les activités sportives au sein des établissements scolaires qui ne disposent même pas d’infrastructures adéquates permettant aux enfants de s’adonner à une pratique sportive.
Alors, à quoi servent ces frais ? Quel type de contrôle les ministères concernés exercent-ils sur les conditions dans lesquelles l’éducation physique et sportive est dispensée dans les établissements scolaires ? Qu’en est-il de la politique publique mise en œuvre pour détecter, encadrer et promouvoir les talents dès l’enfance ? Quid du fonctionnement des écoles de football dans le pays ?
Un pays ne peut pas développer de manière durable son football uniquement en s’appuyant sur les talents formés à l’étranger. La diaspora constitue une source de richesse importante pour Haïti, toutefois, elle ne saurait se substituer de manière permanente à une véritable politique nationale de formation sportive réelle.
En Haïti, l’impossible parfois se transforme en possible grâce au talent et au courage de notre jeunesse. Mais lorsque les victoires se produisent malgré la faiblesse des structures plutôt que grâce à elles, il est également nécessaire de demander des comptes aux institutions.
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