Il existe des silences qui inquiètent plus que des discours maladroits. Le comportement de Mario Andrésol, ex-directeur général de la Police nationale d’Haïti, devenu secrétaire d’État à la Sécurité publique, nous intéresse.
Présenté par le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, en alternative à la spirale infernale de l’insécurité, son retour au niveau de l’appareil répressif d’État s’est vite transformé en une énigme muette.
Depuis les pleurs de son installation, pratiquement rien n’a changé. Aucun message fort et de réconfort, aucune prise de position drastique, aucune ligne de conduite claire.
La récente apparition de Mario Andrésol remonte à sa prestation musicale. Une prestation éclatante, suivie d’une évaporation. On dirait d’un chanteur venu livrer un refrain attendri, qui quitte la scène avant le couplet de vérité.
Le silence de Mario Andresol est de loin une stratégie. C’est un aveu d’impuissance face aux gangs ou pire, une attente d’un miracle pour rebondir.
Par ailleurs, le peuple, lui, n’a pas le luxe de l’attente artistique. Il veut des résultats. Il exige des actions et espère plutôt voir à l’œuvre un Andrésol PYESOL.
Cependant, au moment où la nation hurle sous les balles, les enlèvements, les humiliations quotidiennes des gangs, le secrétaire d’État, MA, fait plutôt le choix du sous-sol. Un choix contraire à l’exigence des contribuables qui veulent de la présence, du PYESOL et des actions fermes. À contrario… Mario Andresol doit s’indigner et laisser le navire gouvernemental.
En tout état de cause, à jour j-16 de son anniversaire, Andrésol aura beaucoup à faire pour soigner son image. N’est-il pas temps de reprendre son image de mannequin d’antan avant de rentrer dans les poubelles de l’histoire ?
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