En marge de la préparation de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre, la visite en Haïti de l’envoyé de haut niveau et conseiller pour l’éducation du Partenariat mondial pour l’éducation (Global Partnership for Education – GPE) se produit alors que des observateurs ont remarqué une politisation du système éducatif en Haïti.
Ministre de l’Éducation nationale à deux reprises (2014-2016 et 2021-2024), Nesmy Manigat est d’avis que, malgré la crise multidimensionnelle, l’éducation doit être à la fois protégée et utilisée comme levier de paix, de résilience et de reconstruction. Toutefois, certaines soulignent qu’il n’a pas réussi à consolider ses acquis, malgré les nombreuses innovations technologiques mises en œuvre.
En Haïti pour le Partenariat mondial pour l’éducation, ma mission consiste à écouter les autorités haïtiennes, échanger avec les acteurs et mieux comprendre comment le GPE peut renforcer son accompagnement des priorités nationales en matière d’éducation, souligne-t-il.
Quid des millions du GPE dans le système éducatif?
Selon Nesmy Manigat, des efforts considérables ont été déployés par le GPE. Différents projets importants sont en cours, tels que le programme d’appui à la réforme curriculaire (PARC) d’une valeur de 23,7 millions de dollars, le PAPDEF 2.0 avec 19 millions de dollars; le développement des matériels pédagogiques et la formation des enseignants, entre autres.
Malgré les observations préoccupantes, les résultats peu visibles, les crises à répétition et l’utilisation des directions départementales et des universités publiques à des fins électorales et électoralistes, Nesmy Manigat est désormais persuadé qu’il est nécessaire de financer l’éducation, de coordonner les financements, d’utiliser les ressources internationales pour renforcer progressivement les capacités nationales, afin de consolider les acquis et de mobiliser davantage de ressources.
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