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Kidnapping, le Premier ministre dément un citoyen quant aux chiffres exacts

Le PM dément un citoyen, mais qui maîtrise réellement les chiffres ? À New York, un échange entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et un citoyen concernant le nombre de cas de kidnapping soulève une interrogation plus profonde : qui maîtrise précisément les chiffres de l’insécurité en Haïti ?

Au cours de cet échange, en présence notamment de notre Mario Andrésol, le citoyen évoquait cinq cas d’enlèvement, tandis que le chef du gouvernement aurait rectifié le chiffre en indiquant plutôt huit. Outre la correction elle-même, cet épisode soulève la problématique de la circulation de l’information sécuritaire jusqu’aux plus hautes instances de l’État.

Le contraste est saisissant : il semble exister deux Haïti. Celui décrit dans les discours officiels, caractérisé par des progrès, de reconquête et de perspectives électorales ; et celui qui est expérimenté au quotidien par une population confrontée aux massacres, aux enlèvements, aux déplacements et à l’angoisse.

Lorsque les données relatives à l’insécurité deviennent sujettes à confusion ou à controverse, la question dépasse la simple communication politique : comment gouverner une crise que l’État peine à mesurer avec précision ?

Entre l’Haïti dépeint dans les documents et celui expérimenté sur le terrain, ce sont en définitive les victimes qui font ressortir la réalité.

redaction@analyseht.com

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