Une nouvelle année fiscale débute en Haïti. Les chiffres changent, le budget de l’État se renouvelle, les promesses BLUF recommencent. Cependant, pour une large part de la population, la misère, le chômage et l’incertitude demeurent présents.
Alors que des milliers de jeunes diplômés s’emploient à rédiger leurs curriculum vitae et sollicitent avec insistance des opportunités d’emploi, les couloirs de l’administration publique demeurent trop fréquemment liés aux réseaux d’influence, aux recommandations et aux nominations politiques.
Consultants, directeurs généraux et responsables politiques s’expriment au sujet du nouvel exercice fiscal. Cependant, la question fondamentale persiste : quels résultats l’exercice précédent a-t-il engendrés pour le citoyen lambda ? Quel est l’intérêt de la nouvelle année fiscale si celle-ci ne génère pas de nouvelles perspectives ? Quid des millions qui ont été, qui seront, dépensés, volatilisés par les ministres sinécures du gouvernement?
Le problème d’Haïti ne réside pas seulement dans le manque de ressources. Il englobe également leur gestion, les priorités publiques et la capacité des institutions à offrir des opportunités sur la base du mérite.
Une année fiscale peut changer sur le calendrier. Cependant tant que les pratiques du BLUFF, des fausses promesses, de la corruption, des voyages inutiles… demeureront inchangées, la jeunesse haïtienne vivra une nouvelle année marquée par des attentes identiques et des désillusions.
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