La volonté, ainsi que le discours proélectoral ou non d’organiser des élections, en dépit de l’insécurité croissante, les alliés du Premier ministre Alix Didier Fils Aimé sont soupçonnés dans l’opinion publique. Cependant, pour les non-signataires de l’accord, le CEP semble perdre sa réputation d’institution indépendante pour devenir ce qu’ils qualifient de « centre électoral de la transition ». Une formulation visant à critiquer une prétendue proximité avec le pouvoir exécutif.
Cette perception peut-être éclairée par diverses interrogations. Comment peut-on envisager l’organisation d’élections nationales alors que de vastes parties du territoire demeurent toujours en dehors du contrôle de l’État ? Comment les centres de vote dans des communes où les autorités peinent à assurer la libre circulation des citoyens seront-ils identifiés, sécurisés et cartographiés?
Pour ceux qui critiquent le processus, cette précipitation ne semble pas seulement liée à un calendrier électoral, mais aussi à l’idée d’aider des candidats proches du clan Didier-Wilner. La liste est longue! C’est dans cette logique qu’ils estiment que le CEP doit d’abord démontrer son impartialité et son indépendance.
Une démocratie ne se fonde pas exclusivement sur le recours aux urnes. Elle est également conditionnée par la sécurité, la confiance des électeurs, l’égalité entre les candidats et l’indépendance des institutions. Sans ces garanties, les élections risquent de susciter davantage la contestation que de consolider la légitimité des dirigeants.
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