L’extradition vers les États-Unis, le 20 septembre 2026, de Joseph Félix Badio et de 17 Colombiens, tous détenus et inculpés en Haïti dans le dossier de l’assassinat du président Jovenel Moïse, soulève une question fondamentale : où en est-elle réellement la justice haïtienne ?
Cinq ans après l’assassinat d’un chef d’État, ANDEDAN LAKAY LI, Haïti a raté son procès, tandis que des procédures judiciaires avancent aux États-Unis.
Au-delà de la culpabilité ou de l’innocence des accusés, qui doit être déterminée par la justice, leur extradition soulève une problématique de souveraineté : comment expliquer qu’Haïti ne parvienne pas à juger elle-même les principaux inculpés d’un crime commis sur son territoire à l’encontre de son propre président ?
Lorsque la justice d’un pays doit laisser la place à celle d’un autre pour faire avancer un dossier d’une telle envergure, c’est toute l’intégrité de son système judiciaire qui est mise à l’épreuve.
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