Spread the love
"/>

Kidnapping de James Boyard: le silence kidnappe

Le phénomène du kidnapping est toujours présent à Port-au-Prince ainsi qu’au Cap-Haïtien. Alors que les parents, les élèves et les enseignants s’efforcent de retrouver le chemin de l’école, l’insécurité persiste à imposer sa propre loi.

La capitale semble de plus en plus s’abandonner. Les dispositions de sécurité mises en place par la Police nationale d’Haïti sont comparables à une passoire : les gangs trouvent toujours des brèches pour frapper. L’ensemble des secteurs tels que l’éducation, le commerce, le transport et l’éducation est affecté par cette situation. Où sont les autorités, une question revient avec insistance.

Alors que les élections sont au centre de l’attention du gouvernement, les enlèvements remplissent leurs cachots. Deux agendas semblent donc se développer simultanément: celui du pouvoir, orienté vers les urnes, et celui des gangs, qui persiste à instaurer la terreur.

Comment parler d’élections crédibles lorsque la population éprouve toujours des difficultés à se déplacer librement et que même le trajet vers l’école devient source d’angoisse ? Avant de demander aux électeurs non candidats de s’inscrire, l’État doit préalablement s’assurer que chacun peut retourner en toute sécurité dans son camp de déplacés. 

redaction@analyseht.com

Spread the love

    Leave Your Comment

    Your email address will not be published.*