L’image est à la fois humiliante et douloureuse : la diaspora haïtienne aux États-Unis sous surveillance électronique, parfois avec un bracelet à la cheville qui accompagne et contrôle leur déplacement. Au-delà des discussions relatives à la politique migratoire américaine, cette situation interpelle.
Alors que certains de nos compatriotes sont confrontés à cette situation aux États-Unis, la position de l’État haïtien coïncide-t-elle avec celle de la ministre sinécure du MHAVE, Kathia VERDIER, ou de son Con-Sul à Miami, le fameux Yverick Delerme Cyril ? Quelles actions entreprises par le clan Laurent St-Cyr avec ses femmes d’Égypte, Raina Forbin et la puissante Winnie Hugot Gabrielle, pour tenter de défendre le respect, la dignité et les droits de nos ressortissants?
Aux États-Unis, certains Haïtiens portent un bracelet, en Haïti, bien qu’ils ne portent pas de bracelet, ils se trouvent également limités dans leurs déplacements. Des citoyens doivent éviter certains quartiers, modifier leurs itinéraires ou se soumettre à l’autorisation et à la volonté des gangs qui imposent la loi. Des frontières invisibles se sont établies à l’intérieur même du territoire national.
Voilà le tragique destin d’un peuple pris entre deux types de prison. Le bracelet est visible aux États-Unis, tandis qu’en Haïti, il est invisible. Le bracelet d’Haïti se désigne sous le nom de territoire perdu, route interdite, quartier inaccessible, poste de péage… absence de l’État. Quand un citoyen ne peut plus se déplacer d’un quartier à un autre, voire d’un département à un autre par voie terrestre, il faut avoir le courage de se demander : sommes-nous encore des citoyens haïtiens libres ou des prisonniers sans murs?
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