Spread the love
"/>

Boulevard du Cap: quand Frantz Duval parle d’un patrimoine

Frantz Duval, une figure emblématique du journalisme haïtien, a récemment exprimé ses opinions sur le dégagement du boulevard du Cap-Haïtien. Cependant, ses propos trahissent une réalité inquiétante : il évoque un espace qu’il ne connaît pas. Ou bien, qu’on l’a mal expliqué. Est-ce que le correspondant de Le Nouvelliste au Cap-Haïtien aurait faussement expliqué à l’éditorialiste la situation?

La vérité du boulevard

Aujourd’hui, près de 90 % des entreprises sur le boulevard du Cap-Haïtien occupent illégalement le trottoir. Les vieilles maisons patrimoniales ont été transformées en établissements hôteliers, en discothèques, bars, ainsi qu’en espaces commerciaux, en dérogeant aux principes d’urbanisme, d’architecture et de préservation du patrimoine historique de la ville. Quand finalement l’État décide de faire un travail de dégagement, ce n’est pas pour porter atteinte à la population, mais pour rétablir l’ordre, la légalité et la dignité.

Cap-Haïtien ne saurait être assimilé à Port-au-Prince. Il faut le souligner clairement ! Les Capois AUTHENTIQUES n’acceptent pas qu’une élite médiatique de Port-au-Prince, souvent liée aux mêmes intérêts économiques qui ont défiguré le boulevard, impose sa lecture à une ville qu’elle ne connaît pas. Si le déblaiement suscite des désagréments pour certains “jouisseurs de sponsors”, il en va tout autrement pour les Capois NATIFS NATALS.

Le boulevard appartient au peuple, pas aux profiteurs. Le boulevard n’est ni une zone privée ni un espace commercial à monopoliser. Il s’agit d’un bien patrimonial national. Si la République de Port-au-Prince pense décider à la place des Capois au sujet de leur patrimoine, alors oui, le conflit s’avérait inévitable. Parce que le boulevard du Cap-Haïtien n’est pas à vendre. Il convient qu’il soit protégé.

redaction@analyseht.com

Spread the love

    Leave Your Comment

    Your email address will not be published.*