Que deviendrait la République si Nenel Cassy brisait le silence ? S’il levait le voile sur les dessous de la création et du mode d’opération de Fantôme 509, ce groupe de policiers dissidents devenu bras armé des revendications de l’opposition anti-Jovenel?
À cette époque, les leaders du SDP, dont Nenel Cassy, grand ami des DEEB, occupaient le macadam, épaules contre épaules, avec ces hommes et femmes armés et en colère, encagoulés, défiant l’autorité de l’État sous couvert d’indignation.
Que deviendrait la République si Nenel Cassy, fragilisé par un avis de recherche et une arrestation teintée de manœuvres politiques et politiciennes, déciderait de collaborer avec la DCPJ sur l’enquête de l’assassinat du diplomate à Delmas 40B ? Ce dossier sensible, qui sent les effluves d’un crime d’État, attend toujours que la lumière jaillisse. Un homme a été tué, un représentant de la République, et les soupçons nagent dans un marécage de silence complice.
Il est temps de rappeler que la justice élève une nation. Celles et ceux qui ont participé à salir et à trahir la République doivent un jour rendre des comptes. La démocratie ne peut pas survivre à l’impunité. Quand la nation demande des comptes ! Si Nenel Cassy parlait, ce ne serait pas une vengeance politique, mais une pierre posée sur la route de la vérité, et peut-être, de la reconstruction d’un pays en ruine.
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