Pays lock version II, Jour j-3 ?

Alors que les indicateurs économiques sont toujours en rouges en dépits des « efforts » consentis pour freiner la dégringolade de la gourde, la paix se confond toujours avec la peur dans la capitale haitienne. Ne sachant quelle attitude tenue face à un check point de police ces temps-ci, des zones limitrophes au bas de Delmas sont toujours paralysées et livrées aux mains des agents communautaires ou agents sociaux, pour citer Réginald Boulos.

Grangou ! Ensekirite ! Chomaj! Élections ! Partis politiques ! CEP ! Budget ! Coronavirus ! Liquidation 3 pour 20! Gaz desann / pwodui desann/ pwodui monte ! Stabilisation du dollars ! » Voilà en grande partie ce qui résume notre quotidien.

À l’approche des activités commémoratives marquant l’assassinat de l’empereur Jacques Ier, leader mondial anticapitaliste, antiraciste et antiesclavagiste, en lieu et place d’une journée de réflexion, le pays s’attend à une journée mouvementée, surchauffée… bref, Un lock !
Pour combien de jours cette fois-ci ?
La population pourra-t-elle résister ? Serait-elle complice ou victime ?

Qu’est-ce qui va se passer au pont rouge le 17 octobre 2020 ? Assisterons-nous à un dépôt de gerbe de fleurs en format TGV par le Président Moïse ? Les promesses et actions entreprises par l’administration Moïse seront-elles déballées sur la place publique de marchand Dessalines ? Le président du conseil intérimaire d’administration de la commune profitera sans doute de l’opportunité pour quémander des faveurs ? Le Président Moise et les membres du gouvernement pourront-ils emprunter la voie terrestre menant dans la commune de l’empereur ?

Les autoproclamés fils de Dessalines seront-ils en mesure de communiquer avec leur père, en allumant la flamme de caoutchoucs et obtenir le lock mort raide tant souhaité ?

L’opposition démocratique et anti-démocratique impopulaire ou non saura-elle trouver les ingrédients nécessaires pour faire du 17 octobre la journée inattendue et inespérée ?

Entre G9 et alliés, 509 fantômes et la PNH, qui d’entr’eux assurera la gestion sécuritaire de la journée du 17 octobre ?

Devant l’incertitude crée à l’approche du 17 octobre, sauf surprises et « BondieuBon », j’en ai jusqu’à demain matin pour confirmer ma réservation pour Miami ou République Dominicaine. « Map aranjem monte baryè lakay mwen, achte manje pou chyen yo pou 2 ou 3 semenn , prepare lajan poum peye yon avyon anbilans pou sizoka. Map fè bare tout vit antrepriz yo e deplase tout dosye sansib yo apati jodya poum kite weekend mèt peyi yo pou yo. Lè yo finn kraze, finn boule kont yo map retounen », lâche un entrepreneur requérant l’anonymat.
Telle est la situation décrite via what’s app par un entrepreneur, en prélude au jour j-4 du 17 octobre !

Le moment doit venir pour que nos fêtes nationales soient célébrées, commémorées dans un esprit de réflexion, de débats entre fils et filles du terroir. L’idéal c’est le parlé démocratique où ensemble nous pouvons décider de notre destin ou pacifier la conflictualité tout en gardant la dynamique de nos différences (Philippe Breton, crises réthorique, crises démocratiques)

SR

redactionanalyse@gmail.com

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