J’adresse mes plus sincères vœux de sympathie à la famille pastorale de Cyriaque Sibert, ainsi qu’à toutes les personnes affectées par ce deuil.
Il existe des départs qui laissent le silence en héritage. Le pasteur Cyriaque Sibert s’en est allé. Une figure. Un père. Un homme de foi dont la vie fut un sermon vivant. Ce n’est pas un palmarès que nous retiendrons de lui, mais une présence. Celle d’un patriarche qui croyait à la force de l’Évangile, à la puissance de la prière, à la promesse d’une jeunesse debout.
Dans l’ombre comme dans la lumière, il a donné son âme au service pastoral, toujours avec sincérité. Ce n’est pas à coups de titres qu’il a marqué sa génération, mais à coups d’amour. Il n’a pas attendu les cérémonies officielles pour œuvrer, ni les honneurs pour servir. Jusqu’à la fin, il aura vécu entouré des siens, partageant encore un repas, chantant pour ses petits-enfants.
Dans une société où le respect pour les pasteurs se perd parfois dans la foulée de l’ingratitude, le départ du pasteur Sibert est un rappel. Un appel à aimer ceux qui prient pour nous en silence, ceux qui s’oublient pour que d’autres se relèvent.
Le pasteur Sibert est parti, mais ses messages restent vivants. Ses gestes résonnent encore. Ses genoux usés par la prière laissent une trace invisible, indélébile. Son espérance, il l’a semée. Et nous espérons, à notre tour, le revoir un jour, parmi les élus, chantant les Alléluias sans fin.
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