En février 2025, nous avions présenté les premiers signaux du ministre Sinal Bertrand et son refus de supporter, voire de rencontrer, les journalistes victimes des événements à l’hôpital universitaire de Port-au-Prince, dit l’hôpital général. Le carnage de décembre 2024 aurait facilité l’ascension de l’ex-parlementaire au poste de ministre de la Santé publique. À quelque chose, le malheur est bon ?
Sans reconnaître la responsabilité morale du MSPP, le ministre Bertrand a ciblé et tenté de fragiliser, au cours de son intervention de style meeting électoral, deux catégories de professionnels : les journalistes et les policiers.
S’agissant des policiers, on fait le constat d’une haine viscérale du ministre contre les autorités de la DCPJ, dont le directeur général, Normil Rameau. L’ex-parlementaire Sinal Bertrand aurait pu promettre aux employés l’interpellation du CSPN au sujet de l’arrestation des médecins Isaac Anelphonse et Nerline Joachim ?
L’intervention du ministre a permis de confirmer que l’abandon de Jocelyn Justin à Cuba a été un acte volontaire du cabinet du ministre Sinal Bertrand. À travers une vidéo postée par le journaliste Wilgens Devilas, le ministre Sinal Bertrand s’autofélicite pour son accompagnement à Cuba aux profits des policiers victimes lors des opérations anti-gang.
Deux questions reviennent : pourquoi cet acharnement, cette distance mesurée du cabinet du ministre, dont son chef de cabinet, Garnel Michel, certains directeurs départementaux et des hauts cadres du MSPP, s’agissant des journalistes, ce, depuis le dossier de l’hôpital général ? Pourquoi le MSPP ne reconnait pas sa responsabilité morale ? Quid des résultats de l’enquête autour des événements de l’hôpital général, ayant coûté la vie à plusieurs journalistes ?
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