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Fritz Alphonse Jean: le sanctionneur sanctionné !

Il fut un temps où Fritz Alphonse Jean, auréolé de son titre de président de l’accord Montana, se posait en moraliste, se présentant comme le garant d’une transition de rupture et en tant que critique fervent des politiciens sanctionnés. Ironie du destin : le professeur de morale se trouve désormais parmi les personnes sanctionnées. Son visa a été révoqué par ses patrons en raison de ses liens avec des groupes armés.

Hier, l’homme qui, applaudissait lorsque les autres étaient sanctionnés est aujourd’hui emporté par la même vague. Si Fritz Jean fait l’objet d’une sanction aujourd’hui, cela n’est pas le fruit du hasard. On veut croire que les Yankees ne révoquent pas un visa sans raison. Suivez nos regards!

Fritz Alphonse Jean fonce directement dans l’équipe des sanctionnés et pourrait rejoindre des attaquants politiques tels que Garry Bodeau, Jean Henry CEANT… Quand des personnalités politiques et économiques haïtiennes, qu’elles soient controversées ou non, furent sanctionnées, Fritz Alphonse Jean fut l’un des premiers à saluer la fermeté internationale, affirmant que les sanctions « ouvraient une nouvelle fenêtre » pour l’économie haïtienne.

Ce décalage entre discours et pratique met en évidence un homme politique qui se fonde sur des apparences. Ceux qui dénoncent la corruption d’hier ont reproduit les mêmes mécanismes, parfois avec plus de témérité. La roue de la morale tourne vite, surtout lorsqu’elle n’est qu’un paravent.

Cette affaire révèle une vérité fondamentale ! Haïti ne peut plus progresser avec des leaders qui brandissent la vertu comme slogan mais dont les actions plongent le pays dans la confusion et la vulnérabilité. Les moralistes autoproclamés, les technocrates et les hommes d’affaires occultes ne sont plus nécessaires au pays, ni même les réformateurs qui pactisent aux mêmes forces qu’ils dénoncent.

En plus de l’affaire du visa, Fritz Alphonse Jean perd notamment la crédibilité qu’il prétendait incarner. Hier, il applaudissait et appuyait les sanctions, aujourd’hui, il en assume les conséquences, demain, il devra répondre à une simple question: comment peut-on exiger d’autrui une morale que l’on ne s’impose pas?

redaction@analyseht.com

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