Le parti OPL vient de perdre l’un de ses représentants les plus représentatifs dans sa politique traditionnelle. La nouvelle est tombée comme un couperet : Edgard Leblanc perd le support de ses blancs.
À l’heure actuelle, il existe peu de partis politiques en Haïti qui ne comptent pas au moins un membre sanctionné ou en attente de sanction. N’est-ce pas exact Claude Joseph, Jean Michel Lapin…?
Désormais, la sanction est considérée comme un moyen ordinaire, presque habituel et banal, appliqué systématiquement dès que les limites convenues sont dépassées. Aucun camp ne vient en aide à l’autre. Le silence est collectif. La raison est simple :« Kote y ap touye poul, kodenn pa ka ri. ». Tous les politiciens subalternes américains sont pleinement conscients qu’ils pourraient être les prochains à être sur la liste.
Les États-Unis considèrent nos politiciens comme des criminels. Cette situation met en évidence l’état lamentable du pays et de sa classe dirigeante. Les soi-disant leaders politiques haïtiens se retrouvent « mare nan pye tab », incapables de se libérer d’un système dans lequel la problématique du visa prévaut sur l’intérêt national.
Sur la liste des politiciens haïtiens sanctionnés, Edgard Leblanc vient de GARDY, pardon… vient de garnir la liste. Il est manifeste que la réalité politique est éprouvante et que la crise haïtienne ne se limite pas à des questions institutionnelles ou sécuritaires, mais plutôt à des questions morales et politiques.
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