Spread the love
"/>

Deux siècles après, Haïti se trouve confrontée à une lutte interne.

Après Vertières, où en est la nation qui a aboli l’esclavage et affronté l’une des armées les plus puissantes de l’époque dans le but d’abolir l’esclavage à jamais, de restaurer la dignité humaine et d’imposer au monde le droit d’un peuple à exister ?

En 2025, la lutte revêt une nouvelle dimension, caractérisée par une discrétion accrue et une complexité renforcée. Haïti n’est plus confronté à un oppresseur extérieur, mais plutôt à des divisions internes qui compromettent la cohésion nationale. Les concessions douteuses, des intérêts personnels et les ambitions politiques réduites à des calculs personnels fragilisent l’héritage laissé par les héros de Vertières.

De nombreux observateurs soulignent que la difficulté actuelle réside dans l’incapacité à distinguer les nationaux des KONZE. « Nous appartenons à la même race, à la même histoire, mais nous ne nous reconnaissons plus comme des frères. » Cette crise de confiance nourrit une perception croissante de plus en plus marquée d’une trahison des valeurs fondatrices. Le constat est sévère. L’État peine à assumer ses responsabilités. Les institutions sont affaiblies. La nation doute d’elle-même.

Sommes-nous encore à la hauteur du serment laissé par nos héros ? En Haïti, les dates historiques ne sont pas uniquement une commémoration. C’est un miroir. La trahison ne provient pas seulement de l’étranger, mais aussi de ceux qui devraient protéger le pays. Et ce qu’il renvoie aujourd’hui dérange autant qu’il interpelle. Cette situation constitue une forme de profanation symbolique de Vertières. Les idéaux de sacrifice, de courage et d’unité semblent s’effacer sous le poids des divisions politiques et sociales.

redaction@analyseht.com

Spread the love

    Leave Your Comment

    Your email address will not be published.*