La situation de santé publique en Haïti est préoccupante et demeure un défi majeur. Au Cap-Haïtien qui était autrefois la deuxième ville du pays et la première destination touristique avant l’arrivée de John Herrick Dessources au ministère du Tourisme, les problèmes de santé publique sont devenus très graves. Malgré l’afflux considérable de visiteurs, la ville se trouve dans une situation de saturation et peine à satisfaire les besoins les plus fondamentaux en matière de santé publique.
Le problème réside dans la prédominance de la politique sur la technique. Plus d’une dizaine de partis politiques enregistrés préalablement auprès du ministère de la Justice trouvent leur directoire au sein du personnel pléthorique du MSPP. Le signal est donné depuis le cabinet du ministre Sinal Bertrand jusqu’aux membres du personnel.
À titre d’illustration, l’Hôpital universitaire Justinien qui était autrefois un centre hospitalier de référence, opère comme un BORDEL, sous les yeux complices de Hans Humbold A. Charles, directeur départemental nord du MSPP. À l’hôpital du Sacré-cœur du projet Crudem d’Haïti à Milot, des femmes enceintes sont en danger à cause du manque de soins médicaux, et les victimes d’accidents sont de plus nombreuses au centre de santé Fort Saint-Michel. Les éminents médecins et professionnels de santé méritent mieux que ce traitement clientéliste, bordélique, clanique et politique.
Toutefois, le silence des médias locaux sur ce dossier renforce l’invisibilité de la crise. Le silence complice des élites capoises relatives à cette catastrophe sanitaire renforcent l’insouciance et l’indifférence des autorités locales.
C’est une urgence nationale de rendre fonctionnel les services de soins d’urgence et de dépolitiser les soins de santé. Ce dernier doit rester un droit fondamental qui doit être garanti surtout dans les villes qui misent sur les activités touristiques comme levier de développement économique.
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