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Après la visite et l’évaluation des risques, le feu commence

Vers 10 heures du soir, un vaste incendie s’est déclaré au marché Cluny, dans la ville du Cap-Haïtien, détruisant l’un des marchés les plus emblématiques de la ville.

L’élément marquant et perturbant réside dans le timing. Le sinistre est survenu après la visite officielle de la mairesse LAVALAS sur ce marché et le déplacement d’Olivier Barrau dans le Nord pour aborder les questions relatives aux risques.

Une visite avec rubans, de symboles et de communication, mais sans dispositif de sécurité ni d’actions réelles pour soutenir les marchands. Encore une fois, les petits commerçants se trouvent parmi les premières victimes de l’incendie. En quelques minutes, ils ont perdu leurs étals, leurs marchandises et, pour beaucoup, leur unique source de revenus.

En plus de la tragédie humaine, un patrimoine urbain a été sacrifié. Le marché Cluny, bien qu’en mauvaise état, était un symbole architectural exceptionnel, empreint d’histoire et d’identité pour le Cap-Haïtien et pour l’ensemble du pays. Sa destruction par le feu est une perte irréversible pour notre mémoire.

Ce cas n’est malheureusement pas récent en Haïti. Dans une crise diversifiée, les incendies affectant les marchés, les bâtiments publics ou les espaces stratégiques se multiplient, souvent sans enquêtes approfondies et sans conclusions rendues publiques. La répétition de cette situation engendre le doute, la méfiance et une profonde sensation d’abandon parmi la population.

Aujourd’hui, une exigence s’impose : que les autorités policières locales fassent toute la lumière sur l’origine véritable de cet incendie. Pas de promesses ni de discours, juste un retour aux responsabilités et des réponses claires pour les victimes.

redaction@analyseht.com

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