Notre pays s’enfonce chaque jour un peu plus dans le désordre, tandis que certains persistent à débattre, à négocier et à s’enrichir sur les ruines de la nation. L’insécurité asphyxie nos quartiers, l’économie connait un effondrement, et l’État est devenu l’ombre de lui-même.
Cependant, il nous est encore demande de patienter. Attendre quoi ? Une nouvelle invasion étrangère ? Une nouvelle mission internationale ? Combien de fois devrons-nous revoir le même scénario, avec les mêmes promesses et les mêmes échecs ?
La vérité est dure, mais il faut l’accepter : personne d’autre ne viendra sauver Haïti. Celles qui se sont présentées n’ont ni apporté de solutions à nos problématiques, ni établi les fondements d’une solution pérenne. Elles ont souvent accompagné — voire renforcé — un système corrompu, tout en favorisant l’enrichissement d’une minorité sur le dos du peuple.
Nous refusons cette fatalité. Nous rejetons cette dépendance structurée. Jeunesse de mon pays, nous avons le pouvoir de décider de notre avenir. Cela implique une seule conclusion: nous devons nous mobiliser.
Mobiliser contre :
– l’impunité qui assure la protection des criminels et anéantit les innocents ;
– la complicité discrète de ceux qui bénéficient du désordre ;
– la division qui nous affaiblit et nous rend manipulables ;
– l’illusion dangereuse selon laquelle notre salut provient de l’extérieur.
Cependant, mobiliser veut pas dire tomber dans le désordre. Le réviel consiste à s’organiser, à s’unir et à agir avec conscience.
Nous encourageons la jeunesse à se libérer de la peur et de la résignation. Nous exhortons les citoyens à rejeter toute forme de passivité. Il est impératif que les forces vives de la nation se mobilisent et s’organisent dans chaque quartier, chaque commune et chaque espace de vie.
BAZIL Rubens J. Level
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