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7 février 1986, Haïti libérée, 7 février 2026, Haïti étouffée

Le mois de février s’annonce délicat. Trois échéances, trois ambiances distinctes, mais une même fébrilité : 3, 7 et 14 février.

La diaspora haïtienne sous statut TPS a ressenti un profond soulagement le 3 février. La décision du juge Reyes de bloquer la mesure instaurée par le président Trump a redonné espoir à de nombreuses familles. Pour un instant, l’anxiété administrative s’est métamorphosée en un état de respiration. Cependant, cette sérénité demeure précaire. L’immigrant haïtien est en permanence confronté à des décisions politiques qui lui échappent.

La fin de l’accord du 03 avril se rapproche à grands pas le 7 février 2026. Chaque acteur politique semble déjà posséder sa propre « solution de sortie de crise ». Des propositions parfois bricolées, souvent captivantes, mais rarement conçues dans le but de préserver le bien-être supérieur de la population. Tandis que les élites évoquent la transition, le peuple, de son côté, s’enfonce dans une misère atroce, accablé par l’insécurité et le désespoir.

Par ailleurs, le 14 février arrive! Alors que certains parleront d’amour, d’autres devront choisir entre le carnaval et le chocolat. Fête ou survie ? Joie artificielle ou réalité brutale ? Dans un pays où règnent l’instabilité et l’absence de paix durable, même l’amour paraît être célébré comme un climat de tension.

En 1986, la chanson était « 7 février, Haïti libérée, 2ème indépendance » De nombreuses voix s’expriment avec une certaine amertume : « 7 février 2026, Haïti étouffée. ». En fait, ces dates ne se limitent pas à être de simples repères calendaires. Elles témoignent d’un peuple qui oscille entre un espoir fragile, une crise politique chronique et une illusion de festivité. Février ne sera peut-être pas spectaculaire, mais, il sera plein de révélations.

redaction@analyseht.com

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